ATELIER CHORÉGRAPHIQUE : VERS UNE POESIE-DANSE
Les chemins qui mènent à la danse passent par l’éveil des sens, de tous les sens, de tous et dans tous les sens. Au-delà de la pratique, nul espoir d’y parvenir.
Notre première approche passe donc par une mise en mouvement et son corollaire : l’immobilité. de ces deux axes naît une conscience aiguë des phénomènes alentour, à savoir l’espace, le temps – qui est de l’instant sous toutes ses formes – la lumière, les textures…
De là, nous pouvons franchir le rubicond de nos inhibitions, pour tenter l’approche de l’autre, car au centre de notre démarche se situe la relation. Et la relation passe par l’autre. Sans lui, nul éveil possible.
La relation suppose le contact, la prise en charge, la responsabilité et aussi l’abandon de soi. Savoir s’abandonner, c’est être en état de confiance, donc réceptif. Être là, disponible, voilà le crédo.
À ce moment de l’initiation, l’amorce d’un processus est en route.
Il nous faut à présent nous jeter à l’eau par le truchement de l’improvisation qui nous conduira, par le biais de consignes adaptées, à une libération potentielle de nos capacités respectives. Pour cela, des structures de type pragmatique seront une source de jeu. À savoir : la répétition, les états, l’espace quadrillé, bref tout un apprentissage chorégraphique pour découvrir et nous découvrir.
En dernière analyse, une pièce mise à l’étude verra le jour, suivant les qualités en présence, ce qui nous mènera face au public qui est un passage obligé pour mettre à l’épreuve nos compétences. Cette pièce sera une extension et la synthèse de ces mois d’apprentissage.


