D’un acte à l’autre - Jalons
1968 :
Année propice aux décisions folles, création du Théâtre de l’Acte.
Influence du Living Théâtre et des recherches de Grotowski, "Tout-Homme", "le Nez" (d’après Gogol).
1969 :
Persin - vie en communauté, approfondissement du travail de l’acteur série de stages d’échanges (Odin Téatret-Studio 2, Philippe Adrien, Jerszy Grotowski, Open Theater, Bread and Puppet, etc.). "Clôture", "l’Odyssée", "Maman", "Cestas", "Contre" (Michaux), "Chant pour la patrie dans les ténèbres" (Neruda), "La Marche Royale" (Arrabal). Développement du théâtre de rue. maman (1969)
1974 :
Participation à la création d’un enseignement pratique du théâtre à l’Université Toulouse-Mirail.
1975 :
Remise en question de la vie en communauté, retour à Toulouse publication d’un manifeste : "Le Cadavre travesti".
Création de la "Fabrique Arnaud Bernard", zone de création autonome. A côté du théâtre, des musiciens, des plasticiens, un restaurant, concerts, performances, expositions, spectacles conférences, ateliers…
Du Théâtre de l’Acte : "Graffitis pour des ténèbres et une autre terre", "Nous Sommes Vivants", "Horizon primitif", "Le Théâtre à la roulette", "Autour de Molly Bloom"…
1977 :
Ministère Giroud, suppression des subventions de toutes les compagnies de notre région.
Fermeture du lieu.
"Ronds de fumée pour un futur". Rencontre avec le groupe de musique improvisée : "Hic et Nunc" (Doneda, Masmalet, Robins).
1978 :
Développement du travail avec la musique : "Trois poèmes" (Michaux), "Barbe-Bleue" (Trakl), avec "Hic et Nunc" et "Rhum des foins".
1981 :
Hop signor (1985) - Ouverture de l’Institut de Recherches et d’Echanges Artistiques, cogéré avec Hic et Nunc , ateliers de musique et de théâtre, actions pédagogiques communes, créations musicales et théâtrales :"Gam (m) es", "Le Mont de Cristal" (théâtre musical jeune public). Collaboration avec le "Teatro do Mundo" de Lisbonne. Michel Mathieu met en scène le "Terramoto no Chile" d’après Kleist, prix de la critique portugaise. Développement des effectifs de la compagnie à partir des ateliers. "Les Bonnes" (Genet), "Hanjo et Kantan" (Mishima), "Acte 2", "L’Ignoble" (L.Cornet), "Le Pot percé" (spectacle jeune public).
1984 :
Bal de Blattes : Coproduction d’un spectacle burlesque avec le Centre Culturel d’Albi : "Bal de Blattes". Echange avec le "Teatro do Mundo" ; tournée au Portugal. "Baleine" d’après Paul Gadenne, performance Toulouse/Albi.
1985 :
"Hop Signor" (Ghelderode), "Parlez-moi d’amour" (mise en scène : Jean-Pierre Tailhade) prix de la meilleure création sonore et visuelle, prix d’interprétation au festival de Strasbourg (Maillon).
1986 :
"Frissons de 3ème Guerre Mondiale", performance Galerie Odem à Hanovre. "Le chat qui s’en va tout seul" de Kipling avec Marie-Angèle Vaurs (spectacle enfants), "Les sirènes sont sans visage" texte Jean-Marc Novi et Marie-Laure Denoyel.
1987 :
Itinéraire de nuit (1987)- Création du Théâtre Universitaire de Toulouse Mirail. "Prénom Kaspar" (mise en scène : J-M Novis, M-L Denoyel). "Itinéraire de Nuit", spectacle déambulatoire dans les ruines de Saint-Pierre des Cuisines.
1988 :
Phosphore : Création du Théâtre Garonne, direction Jacky Ohayon et Michel Mathieu. "Hanjo" (Mishima), 2ème version avec Michel Doneda, saxophoniste, "Phosphore" (synopsis Michel Mathieu) ; la troupe anime des soirées de performances (Turbulences)… "Grand Huit" : Michel Doneda, Ninh Le Quan, Michel Mathieu (cirque dramatico-musical improvisé). Trois spectacles du Théâtre Universitaire (mise en scène : Novis, Denoyel, Dupeyron). "Krik et Krok" (Italo Calvino) par Jacky Lecannellier, spectacle jeune public.
1990 :
"Moby Dick" d’après Melville, mise en scène : Philippe Dupeyron, avec Michel Doneda (saxophoniste) et Dominique Regeff (vielle).
1991 :
"Le jour de la lune de midi", à partir des "operette morali" de Léopardi mise en scène Michel Mathieu.
1992 :
Changement de particule : le "Théâtre de l’Acte" devient le "Théâtre2 l’Acte" cessant d’être une compagnie de comédiens permanents pour devenir le lieu ouvert d’une synergie de complices divers. Elaboration du "Cycle du canard sauvage".
1993 :
Première création du "Cycle du canard sauvage", le cercle de Prométhée ; une création écrite en collaboration avec Bernard Noël "Le Principe de Legassov".
1994 :
Résidence à l’Université Toulouse-Mirail ; deuxième phase du "Cycle du Canard Sauvage" : le cercle de Médée, à l’horizon "Matériau Médée" (H. Müller), "Médée" (Euripide). "L’Os sur la Nappe" adaptation de "Train roulant en marche" de Henri Michaux créé au Forum des Cordeliers en octobre 94 avec Pascal Delhay et Michel Mathieu.
1995 :
Performances :
- "Rivage à l’abandon, Matériau Médée, Paysage avec Argonautes" d’Heiner Müller en liaison avec le Théâtre Universitaire, mise en scène Michel Mathieu. "Malle 2 Têtes" spectacle pour enfants avec Mélanie Zucconi et Ouahid Dibane dirigés par Michel Mathieu.
- "Médéa" conception et mise en place Michel Mathieu, Berlin ; Argos (Grèce)
- "Lecture de Paysages" avec Michel Donena (saxophoniste) Jean Pallendre (musique electro acoustique) Benat Atchiari (chanteur) et Michel Mathieu : Villefranche de Rouergue ; Narbonne.
- "La ville entrechoquée" conception d’Alain Joule avec Stéphane Oliva, Michel Mathieu : Avignon, Ecole d’Art.
Concerts
- "Questionnements sur la ville" : Conception Alain Joule, avec Michel Doneda, Barre Philips, Tetsu Saitoh, Antonela Talamonti, Michel Mathieu. Avignon M.J.C. Croix des Oiseaux à l’invitation de Paul Blanc.
1996 :
"Médée" d’Euripide mise en scène Michel Mathieu. Présentation au Théâtre St Louis (Pau) - Théâtre Garonne (Toulouse) ; "Quatre saisons" Le Revest, "Cloître de la Collégiale" Condom ; "MjC" (Rodez) ; Théâtre Antoine Vitez (Aix-en-Provence ) A l’occasion de la présentation de ce spectacle le Centre de Recherches Appliquées au Théâtre Antique (CRATA) a organisé un colloque international "Médée et la Violence" qui s’est tenu à l’Université Toulouse Mirail .
Performances
- "Cosmonautes de rien" : Michel Mathieu et Michel Doneda à : Mexico (Centre Ex Teresa) Festival international de performance.
- "Contre" de Michaux Présentation à Chihuahua (Mexique) Stage afdas "Les Chemins de l’Imaginaire" dirigé par Michel Mathieu.
1997 :
"En traçant des ronds sur les vitres embuées" ; spectacle réalisé avec un groupe d’acteurs en formation, mise en scène Michel Mathieu. "Quelques mots d’Elles", mise en scène de Marie-Angèle Vaurs - spectacle issu d’un atelier au quartier Laubadère à Tarbes "Passeurs de mots", texte de Serge Pey, mise en scène Michel Mathieu Performances "Pour Médina Curabaz", texte de Serge Pey, mise en scène Michel Mathieu Formations "Vers un acteur pluriel" formation professionnelle de janvier à juin encadrée par Michel Mathieu, Pascal Delhay, Marie-Laure Denoyel, Isabelle Luccioni, jean-Marc Richon, Marie-Angèle Vaurs.(formation de 600 heures) Atelier hebdomadaire au Point Jeunes de Tarbes avec un groupe de jeunes filles maghrébines du quartier Laubadère sous la direction de Marie-Angèle Vaurs.
1998 :
Les Phéniciennes (1998)- Résidence â l’Université Toulouse Mirail : "Du Désastre à l’Utopie" "Les Phéniciennes" d’Euripide, traduction de Lucien Bordaux ; 24 représentations
Séminaires
- " Œdipe et Périclés" : Lucien Bordaux, Jean-Claude Carrière, Henri Sztulman
- "Regard Hébraïque sur Œdipe" : Monique Lise Cohen
- "Avant la lecture freudienne de l’Œdipe de Sophocle les auteurs tragiques de l’antiquité ont proposé d’autres interprétations du mythe" : Marie-Hélène François Garelli.
- "Avant le commencement" : Françoise Paul Lévy
- "Le mythe d’Antigone et la tragédie de Sophocle" : Jean Bollack
Performances
- "Espaces tendus" et "Grand 8", Vandoeuvre les Nancy en collaboration avec la Flibuste
- "Le Grand 8", pour la "St Gaudingue" avec la Flibuste
- "Bateaux de feux", Ismit ( Turquie)
Formations
- "Vers un acteur pluriel" (formation professionnelle) Option Théâtre au lycée du Mirail Atelier à Chapou en partenariat avec le CROUS et le Théâtre Garonne Atelier hebdomadaire au Point Jeunes de Tarbes Semaine du Théâtre Antique à Millau Mise en place du Théâtre Universitaire à l’Université Toulouse-Mirail.
1999 :
Ballade pour réveiller les feux (1999) : Poursuite de la résidence à l’Université Toulouse-Mirail "Ballade pour réveiller les feux", mise en scène de Michel Mathieu, création musicale d’Alain Joule. "Ici on bricole l’ailleurs", mise en scène de Jean-Marc Richon et Marie-Angèle Vaurs dans le cadre du Théâtre Universitaire
Séminaires
- "L’ambiguïté du modèle utopique" Riccardo Pineri professeur
- "Utopie et Paysage" Gilles Clément paysagiste
- "Architecture et Utopie" Claude Parent architecte
- "L’Utopie du Marché" Geneviève Azam professeur
- "Mondialisation et auto-organisation des exclus au Nord et au Sud : les S.E L et l’informel" Serge Latouche professeur
Un livre "Chantier(s) de la résidence" du désastre à l’utopie : Cet ouvrage est le fruit de deux années particulièrement riches en rencontres , confrontations, échanges, collaborations, créations à l’Université Toulouse-Mirail.
Performances
- Performances poétiques dans le cadre du "Printemps des poètes" : "La parole en jeu" autour d’un poème de Bernard Noël : "La face du silence" - "Mosaïques" improvisations sur des éclats de poèmes
- "Les Horloges Cosmiques" d’Alain Joule Concert performance pour trio musique/danse/action à l’Athanor Scène Nationale d’Albi
- "Espaces tendus", "crachoir", "fanfare de la touffe" avec La Flibuste
- "Iceberg meeting" : Musique/actions/images/danse/improvisations
- Cinéma et utopie "Solaris" d’Andreï Tarkovski à Utopia
- Formations "Vers un acteur pluriel"
- Option Théâtre au lycée du Mirail
- Atelier à Chapou en partenariat avec le CROUS et le Théâtre Garonne
- Direction de la troupe du Théâtre Universitaire à l’Université Toulouse Mirail.
- Atelier hebdomadaire au collège de la Reynerie.
2000 :
- Mise en place d’une résidence à Rodez : "Champs Mêlés"
- "Loup Noir", spectacle jeune public, texte de Jan Laurens Siesling, mise en scène de Marie-Angèle Vaurs
- Formations "Vers un acteur pluriel"
- Option Théâtre au lycée du Mirail
- Atelier à Chapou en partenariat avec le CROUS et le Théâtre Garonne
- Atelier hebdomadaire au collège de la Reynerie Stage afdas
- "Un chantier pour la voix" dirigé par Alain Joule.
2001 :
- "Onze voies de fait", texte de Bernard Noël, mise en scène de Michel Mathieu
- Formations "Vers un acteur pluriel"
- Option Théâtre au lycée du Mirail
2002 :
- "Ubu à la rue", d’après Alfred Jarry, mise en scène de Michel Mathieu
- Formations "Vers un acteur pluriel"
- Option Théâtre au lycée du Mirail
2003 :
- "Pas bouger" texte d’Emmanuel Darley, mise en scène de Marie-Angèle Vaurs avec Alejandro Moreü et Quentin Siesling
- "Ils laissent toujours les portes ouvertes", création de Natalie Artois et Michel Mathieu
- Formations "Vers un acteur pluriel"
- Option Théâtre au lycée du Mirail
2004 :
- "Deux jambes, deux pieds, mon œil" texte de Monique Enckell, mise en scène de Marie-Angèle Vaurs
- "Excédent de poids, insignifiant amorphe" texte de Werner Schwab, mise en scène de Michel Mathieu
- Formations "Vers un acteur pluriel"
- Option Théâtre au lycée du Mirail
2005 :
- L’Entonnoir, Une histoire sans parole
Nu comme un ver, un homme gratte, creuse et s’étire sur un tas de terre. Maladroit, il enfile des vêtements et nous entraîne dans un tourbillon d’images, de sons et de mots. L’animal est écrivain. Sa quête existentielle débute très tôt, à l’origine de l’humanité, pour finir très loin, aux limites inconnues de l’évolution de l’homme. En une heure de représentation le chemin parcouru est long et riche de sens.
De et part Nicolas Réveillard et Quentin Siesling - Regard : Marie-Angèle Vaurs – Vidéo : Bruno Wagner – Son : Boris Billier
2006/ 2007
- « Le Roi Lear » de Shakespeare
Comment les petites histoires font la grande histoire, comment notre être intime se heurte au rouleau compresseur d’un société en crise… voilà ce que raconte cette tragédie, voilà ce que nous dit Shakespeare avec ce génie si particulier, mélange d’une souveraine ironie, et d’une pénétration aussi vaste que profonde des débats qui agitent depuis toujours une humanité taraudée par ses propres bourreaux.
Mise en scène et scénographie : Michel Mathieu
avec : Natalie Artois – Séverine Astel – Hassan Ayoudj- Tess – Andrée Benchétrit – Dominique Collignon Maurin – Kaf Malère – Mélissa Michel – Sébatien Lange – Jacky Lecannellier – Jean-Yves Michaux – Alex Moreu – Quentin Siesling.
Construction du décor : Pierre Dequivre –Vidéo : Bruno Wagner – Musicien : Sébastien Cirotteau – Costumes : Nathalie Guillot.
Coproduction : Théâtre National de Toulouse, Le Parvis Scène nationale de Tarbes – L’Estive, scène nationale de Foix – Théâtre Appolo à Mazamet, - Théâtre de Cahors.
Avec l’aide de la DRAC Midi-Pyrénées, du Conseil Régional Midi-Pyrénées, du Conseil Général de la Haute Garonne et de la Mairie de Toulouse.
2007
- « L’Ébloui » de Joël Jouanneau
Spectacle pour jeune public
Un conteur est à l’avant scène. Derrière lui, devant une grosse boule blanche, une manipulatrice va donner vie à tout un monde onirique. Un monde léger, de carton, de papier de soie, de papier calque, de tissus ; d’étranges créatures apparaissent, disparaissent. Le monde se fait et se défait sous les yeux des spectateurs. Des projections brouillent la vue, changent les perspectives, ouvrent l’espace ou le ferment. Les personnages parlent à l’oreille des enfants ; s’éloignent, les entourent. Des sons rythment le récit.
Mise en scène : Marie-Angèle Vaurs
Avec le conteur : Philippe Dupeyron
Créations objets et manipulation : Isabelle Paget
Créations sonores : Loïc Bescond
Création images et projections : Bruno Wagner
Création lumière et régie : Erwan Costadau
Constructeur décors : Pierre Dequivre
Création costumes : Joël Viala.
2008
- « Le Numéro d’Équilibre » d’Edward Bond
Voici comment l’éditeur présente cette pièce :
« Le numéro d’équilibre est construit comme un spectacle de cirque, où viendraient successivement exécuter leur numéro une agente des services sociaux ayant la phobie des boucles d’oreille, un voleur unijambiste portant haut-de-forme, une vieille dame bouddhiste attendant un bus à un arrêt désaffecté, un chef de chantier amateur de flamenco et armé d’un couteau à beurre. Dans cette pièce acrobatique, le théâtre de Bond n’a rien perdu de sa force de dénonciation, mais on y trouve une allégresse comique nouvelle, comme si l’histoire de notre monde était une farce tragique. »
(L’Arche)
Mise en scène : Michel Mathieu avec Natalie Artois - Jean-Marie Champagne - Kaf Malère, Andrée Benchétrit, Alex Moreu , Marie-Angèle Vaurs - assistante à la mise en scène : Diane Launay - univers sonore : Sébastien Cirroteau – costumes : Odile Duverger - Lumières et construction du décor : Alberto Burnichon
2009
- Mémorial Park
Spectacle déambulatoire : exploration d’un monde en voie de disparition ou déjà disparu, animaux petits ou grands, abeilles, antilopes, hirondelles, dauphins… et tout au bout l’homme…
Ce qui aujourd’hui est un sujet plus que largement médiatisé, est ici traité d’une manière originale, à travers la situation que nos partenaires vivants occupent dans notre mémoire et notre imaginaire.
Les visions et les actions poétiques qui trouvent ici leur expression sont croisées avec des informations scientifiques et des textes critiques qui prolongent la réflexion du spectateur. Cette déambulation nous fait naviguer entre une rêverie humoristique ou visionnaire et le rappel de l’inventaire que nous laisserons (peut-être) à nos héritiers.
Textes :
Extraits des œuvres de : Jules Laforgue, Paul Gadenne, Roger Gilbert Lecomte, Marcelline Desbordes-Valmore, Svletana Alexievitch,T.C Mac Luhan, Guy Debord, Jean-Pierre Dupuy, Edgar Morin… et des écrits des participants
Avec :
Caroline Bertin - Carol Larruy - Julien Charrier- Michel Mathieu -Julie Pichavant -Quentin Siesling - Jean Gary
Mise en scène et scénographie : Michel Mathieu
Créations plastiques et réalisation : Line Tiné, Philippe Artois
Musique en direct : Michel Doneda, Guillaume Blaise
Lumières : Jean-Marc Richon
Régie générale :Alberto Burnichon
Production :Jean-Paul Mestre
- « Les Bonnes » de Jean Genet
"Sacrées ou non ces bonnes sont des monstres….sans pouvoir dire au juste ce qu’est le théâtre je sais ce que je lui refuse d’être : la description de gestes quotidiens vus de l’extérieur".
Nous nous sommes autorisés de ces paroles de l’auteur pour faire de sa pièce une lecture « cubiste ». Au-delà d’une interprétation linéaire, la mise en scène développe toutes les dimensions intérieures du texte, à travers la gestuelle, la voix ou le traitement de l’espace scénique, avec en filigrane la référence à ce lieu du spectaculaire pur que reste le cirque…et parce qu’au cirque s’il y a des clowns il y a aussi des magiciens, des acrobates et des dompteurs et que la piste est une arène où l’on joue avec la mort.
Gestes et objets prennent comme les mots de Genet leur impact magique. Place à l’action directe.
Mise en scène et scénographie : Michel Mathieu avec Nicole Garretta ; Isabelle Luccioni ; Marie-Angèle Vaurs ; Lumières : Alberto Burnichon ; Costumes : Odile Duverger


