Dans un paysage théâtral où la loi du marché pèse de plus en plus , nous voulons affirmer que faire du théâtre c’est fondamentalement chercher la catharsis ; On essaye de penser avec son public, de l’emmener d’étape en étape, un peu plus loin que dans l’éphémère du loisir consommé. Ce qui vaut pour l’aspect le plus directement " politique " du travail concerne aussi les formes.
D’un côté il s’agit toujours par la scénographie et le traitement du jeu de réinventer à chaque fois le rapport acteur/public afin de sortir d’un confort amollissant pour la perception et redonner ainsi une acuité particulière au propos.
D’un autre côté de rechercher cette sorte de polyphonie générale des langages chère à Artaud, recherche que nous poursuivons depuis notre création, basée sur le " bouleversement des sens… "
Le Théâtre de l’Acte (devenu en 1992 Théâtre2 l’Acte) est né à Toulouse en 1968 - année propice aux décisions folles et aux rencontres fondatrices - d’un collectif d’étudiants dirigé par Michel Mathieu et Mamadi Kaba.
Depuis cette date, il a produit plus de 50 créations.
Au-delà des spectacles stricto sensu, il est actif sur de multiples terrains : débordements hors les murs, ouvertures aux autres pratiques artistiques, pédagogie ; une dynamique qui au cours de son histoire l’a amené au départ de diverses aventures. Création de :
- la Fabrique Arnaud-Bernard en 1973
- l’I.R.E.A en 1979
- et du Théâtre Garonne en 1989
En quittant le Théâtre Garonne en 1993, le Théâtre2 l’Acte a placé son activité au sein d’un regroupement plus vaste : "La Confrérie du Canard Sauvage".
La compagnie a eu pendant longtemps des liens privilégiés avec l’Université Toulouse Mirail ; elle a fondé et animé le Théâtre Universitaire pendant une quinzaine d’années. Par l’intermédiaire de son fondateur, Michel Mathieu elle a également introduit l’enseignement du Théâtre à l’Université du Mirail. De 1994 à 2000 elle a été en résidence de création sur le campus universitaire et a produit 4 spectacles regroupés sous deux cycles :
De 1995 à 1997 : " Le cycle de Médée " avec la création de :
- " Rivage à l’abandon, Matériau Médée, Paysage avec Argonautes " d’Heiner Müller
- " Médée " d’Euripide
De 1998 à 1999 : Le cycle " Désastre et Utopie " avec la création de :
- " Les Phéniciennes " d’Euripide
- " Ballade pour réveiller les Feux " Deux ouvrages issus de ces résidences ont été édités par l’Université :
- " Les cahiers Médée "
- " Chantier(s) de résidence : du désastre à l’utopie "


