19h30 le bal
Le Bal...un voyage à travers mon héritage féminin
Se laisser traverser puis... Traverser
Je porte la mémoire des femmes de ma famille. Carmen a fuit l’Espagne dans des conditions
terribles, pendant la dictature de Franco. Elle aimait danser la valse dans les bals populaires. C’est avec humour et dérision que je rends hommage à ma grand mère, à cette dernière valse que j’ai dansé avec elle dans le petit salon. Dans ses pas retenus par la folie de la maladie d’alzheimer, elle m’a permis de raconter ce voyage vers l’oubli.
Un voyage inspiré en parallèle par l’histoire du personnage principal du roman de Marguerite Duras, Le ravissement de Lol V.Stein.
Comme Lola hante les rues à la recherche du souvenir d’elle-même, la femme dont je dresse le portrait arpente la piste de danse d’un bal désert.
Elle était belle mais elle avait, de la tristesse, de la lenteur du sang à remonter sa pente, la grise pâleur. Marguerite Duras
21h - cantate more geometrico - matrices litaniques
La compagnie toulousaine Nanaqui n’a de cesse de bouleverser les codes de la représentation théâtrale. Ses créations mêlent performance, arts visuels, chorégraphie, musique. Son travail ne se limite pas à l’expérimentation et ne s’arrête pas au jeu de la provocation.
Le théâtre est pris pour ce qu’il est, d’abord un lieu de crise et de conflit dans le questionnement critique de notre tradition.
Cette nuit, où s’alimentent nos gestes et où s’originent représentations et langage, signe la course infinie du sens qui est à l’oeuvre au sein de toute transmission, comme au sein de toute oeuvre d’art. C’est la structure mélancolique du chant de l’art qui ouvre ce travail. Le vieux chant du théâtre est la lumière fossile d’une tradition devenue mausolée. Un patrimoine que nous parcourons comme des archéologues ou des visiteurs distraits à la lumière d’une époque sans ombre ; époque qui fait de nous des êtres exténués, anéantis par une veille perpétuelle. Nous sommes rompus par l’exercice d’un seul pouvoir, celui de la solitude absolue de nos gestes. Pauvreté, misère et précarité forment l’étrange confort de cette veille contemporaine, d’une communauté qui verse quotidiennement et machinalement dans l’oubli. Céline Astrié.
Voix : Sandra Sotiropoulos
Musique : Damien Goérès
Lumières : Xavier Lefrançois
Technique : Stephane Vidal
Distribution : Céline Astrié, Kaman Camara, Sandra Sotiropoulos.
Au theatre Le Ring à Toulouse.



