Samedi 17 Avril
PERFORMANCES
15h - OPUS 1
OPUS 1 est le premier objet au sein d’un travail d’interrogation des nouvelles écritures scéniques, en partenariat avec le GMEA et la Maison de la Musique.
Ce projet, appelé - À partir de quand la métaphore n’est plus possible - va se développer sous la forme de différents opus, allant du monologue de théâtre, ou du solo de danse à des représentations à plusieurs comédiens, le but étant d’associer dès le départ en - les comédiens, porteurs de texte, de mouvement et de danse, donc de son et d’espace - et hors - la lumière, le son et la musique, la vidéo- .
Ce premier opus est travaillé à partir de textes de Jan Fabre, sur l’image et le fantasme que véhicule la femme dans notre société actuelle. Un corps-acteur qui installe sa présence en tant que modèle au milieu du silence et du vide. Un corps-objet, obsédé par la beauté, qui désire et qui inspire le désir. Un corps-animal, morcelé et mis en pièce, mis à mal par la répétition. Un corps, traversé de lois sociales, qui se révolte contre l’ordre et le pouvoir.
Mise en scène, son et vidéo : Hervé Taminiaux.
Chorégraphie : Nataly Aveillan.
Lumières : Jean-Louis Carausse.
Régie Générale : Jean-Émile Roturier
16h - Clone
La télévision a façonné mon inconscient et y a insinué la peur.
Pour y faire face j’ai adopté l’image unique et la pensée unique. La vérité a surgi de l’écran comme un horrible mensonge répété un millier de fois
17h - Un caméleon contrarie
Des sacs plastique, bleus, rouges, verts… Il y en a trop ou pas assez. Ensuite un corps, qui se forme et se déforme dans cette matière haute en couleur.
18h - Basculement
Un rituel. Pour toujours.
Mais quelque chose bascule.
Vers le meilleur ou vers le pire, on ne sait pas.
Juste le moment précis où une chose s’arrête, avant … ?
19h - La mélancolie
2 femmes, 2 visions.
Objet corporel et visuel.
Dans la pensée antique la mélancolie était considérée comme une source de génie et de folie qui provoquerait une tristesse.
Dans nos sociétés actuelles elle est réduite à une simple pathologie, un état dépressif. (signification proposée en particulier par la psychanalyse)
Une chambre. Un lit. Seule.
Où sont passés les rêves, les douceurs, les folies, dans ce monde actuel où règne l’impératif du self-control ?
Même la tristesse y a été bannie…
Ici le corps expulse, traduit, exprime.
L’image apporte sa vision, une autre possibilité.
20h - La Gorge du Marteau
Laurent Jarfer et Ilan Kaddouch réinventent une pratique du poème où se trouve rétabli le lien ancestral qui unissait déjà l’oralité du texte poétique et la musique du temps de la tragédie antique. Leur travail vise à repenser le rituel que doit constituer l’« évènement poème ».
La gorge du marteau instaure ce dialogue nécessaire où la voix et le corps du poème procèdent tout autant du rythme du texte dit que de celui de la création musicale.
Et ce poème
que je vous offre en tournant
entre déjà dans la ville
comme une crécelle neuve
annonçant le retour de vos futurs chants de gorge
21h - Bunker
Cela commence comme un conte célèbre, celui de Blanche-Neige. Bunker nous fait passer par l’univers onirique du conte afin d’exprimer des contenus obscènes pour lesquels la mentalité collective n’a pas de mots : l’inceste et plus largement la violence au cœur de la famille.
Comment l’art peut-il dévoiler au monde ce qu’il y a de plus enfoui dans notre société ?
Les artistes nous immergent dans un univers fragile et troublant. L’enfance victime : sa magie, son mystère et son drame. Les spectateurs sont amenés à circuler et regarder par de petites fenêtres à l’intérieur de « boîtes-maisons ». Entrer dans l’intimité, rester à l’écart ? Le collectif nous invite ici à choisir notre place, comme spectateur…et comme individu. Issu de la rencontre entre praticiens de divers horizons, Cocktail travaille sur la transversalité des pratiques.
Ecriture et mise en scène : Claire Balerdi
Avec : Bahijja El Amrani, Clément Defrain, Olivia Gregoroiu, Chloé Astor, Maud Blandel, Eliane Vigfneron, Xristine Serrano, et la voix de Oliviero Vendramimiento.
Vidéo : Eliane Vigneron
Musique : Clément Defrain
Costumes et masques : Jennifer Chabaudie
Scénographie : Claire Balerdi, Jennifer Chabaudie


