Spectacle, installation, improvisation, performance, flamenco, danse, chant,voix et corps
« Nous sommes tous des immigrés permanents. Les couteaux de l’improvisation ouvrent le sacrifice du "Ser y Estar " comme une verticalité de corps pour d’autres corps.
1 homme,
1 femme,
1 Tablao de 2m40 par 2m40
2 chaises en attente d’embarquement. »
« La rencontre avec la poésie de Roberto Juarroz se place sur le terreau fertile de nos préoccupations fondamentales :
être et avancer
dans l’espace de la danse flamenca improvisée
dans l’espace de la recherche du sens de l’action
dans la création d’énergie et de la perception de l’invisible
Juarroz arrive comme une réponse à des questions qui n’existent pas. Ou plutôt comme s’il y avait des questions clandestines que cette poésie claire et limpide fait remonter à la surface. On assiste à l’émergence d’une immersion entre plusieurs infinis, celui de la parole philosophique et poétique avec le corps en rythme. Et le silence posé en réalité.
Mais le plus surprenant est cette façon de poser les mots, les idées, les sens et les non-sens.
Nous sommes concerné -e-s par cette poésie engagée dans une écriture qui interroge, donne des réponses en mouvement, comme marcher et voir le paysage.
comme apprendre cette poésie par coeur et lui laisser le temps de trouver une réponse ou pas.
Cette possibilité incroyable que développe ce poète rejoint tout les fondamentaux du corps et du verbal. Et donc de la possibilité d’être et d’avancer. Cette oeuvre immense nous permet d’habiter l’espace du Duende dans le silence du rythme »
Juan Jimena
Chant_Julia Caldera
Danse_Juan Jimena
Régie_Alain Baggi
Vidéo_Ramiro Moreno
Textes_Antonio Porchia & Roberto Juarroz
Vendredi 11 et samedi 12 mai, 20h30, au theatre Le RING à Toulouse, 6/8€
Roberto Juarroz (1925 - 1995, Buenos Aires) était un poète argentin, considéré comme un des poètes majeurs de son temps, dont l’œuvre est rassemblée sous le titre unique de « Poesía vertical ». (Seul varie le numéro d’ordre, de recueil à recueil : Segunda, Tercera, Cuarta… Poesía Vertical. Nul titre non plus à aucun des poèmes qui composent chaque recueil.)
Par ce titre unique et chargé de sens de « Poésie Verticale » qu’il a donnée à toute son œuvre depuis son premier livre, Roberto Juarroz a cherché à traduire la verticalité de la transcendance, « bien entendu incodifiable », précise-t-il dans un entretien.
Sa poésie est une poésie différente, un langage de débuts et de fins, mais en chaque moment, en chaque chose. La verticalité s’exprime vers le bas et vers le haut, chaque poème se convertissant en une présence qui représente ce double mouvement, cette polarité qui définit la parole de l’homme lorsque cette parole ne se situe pas dans des limites conventionnelles.
Juarroz, en choisissant de donner ce titre unique à chacun de ses recueils, et en ne donnant pas de titre à ses poèmes, a voulu d’une certaine façon tendre vers l’anonymat des couplets ou des refrains populaires que l’on répète sans en connaître l’auteur, depuis longtemps disparu et oublié. Il explique qu’il a fait ce choix, parce que, selon lui « chaque titre, surtout en poésie, est une espèce d’interruption, un motif de distraction qui n’a pas de vraie nécessité. Sans titre, le recueil s’ouvre directement sur les poèmes, un peu comme ces tableaux dont l’absence de titre vous épargne les détours de l’interprétation ».
Dans l’un de ses derniers recueils, Treizième poésie verticale, publié en 1993, Roberto Juarroz forme le vœu de parvenir à « dessiner les pensées comme une branche se dessine sur le ciel ».








