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Hiver

Hiver

de Jon Fosse, traduction de Terje Sinding
publié et représenté par L’Arche
[éditeur & agence théâtrale]

création 2019

mise en scène, scénographie : Michel Mathieu

© Visages vagabonds

grand public
durée : 1h15

 

Distribution

Camille Lelandais, Quentin Siesling

régie générale Yarol Stuber
lumières Fabien Le Prieult, Yohann Allais-Barillot


communication-relations presse Brigitte Bécanne
production Théâtre 2 l’Acte

Soutiens

Mairie de Toulouse
Conseil Départemental de la Haute-Garonne
Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée

A propos du spectacle

Un homme s’assied sur un banc au bord, à gauche, une femme vient s’asseoir à l’autre bout, l’homme se lève et s’apprête à s’en aller… la femme le hèle.
A partir de cette situation inaugurale, Jon Fosse va décliner le cirque métaphysique du sentiment amoureux, de la cave au grenier : la solitude des êtres et leur besoin entêté d’être aimé, leur désir et leur peur, leurs faux-fuyants et leurs aveux. Le rêve à la fin dont on ne saura s’il sera ou non réalisé, d’un ailleurs qui reste entr’ouvert… et à chacun de résoudre ou non cette suspension.
Ce mystère, Jon Fosse le fait diverger avec l’écriture qu’on lui connaît, des phrases banales, répétitives ou lacunaires, et surtout des silences autant révélateurs. L’ensemble construit comme une partition musicale.
Manifester à travers le jeu des acteurs et dans leurs corps ce qui « suinte » de cette parole flottante sans pour autant en lever les ambiguïtés, voilà le défi que nous tâcherons de relever.

consulter le dossier artistique

Extraits de presse – radio

[Interview Audition Libre – Radio Présence – 24/10/2019] par Bénédicte Soula et Mathieu Arnal

[Le clou dans la planche – 27/10/2019]

[Serge Pey – 24/10/2019]
« Encore une belle mise en scène et scénographie de Michel Mathieu avec deux acteurs précis et inspirés.  Camille Lelandais formidable de vérité, et Quentin Siesling dans sa présence énigmatique comme la marge d’un livre, manipulent un texte renvoyant dans sa richesse-pauvre à la puissance de la banalité de notre société.
L’œuvre de Jon Fosse, petite fille de celle des Beckett et des Thomas Bernard, presque sans intrigue, est animée dans les labyrinthes d’une écriture minimaliste et balbutiante.
Il faut lire cette œuvre, presque comme un Slam sans rime, en tous cas comme un poème, où les personnages venus de « quelque part » se retrouve sur un banc public aussi quelque part.
Hiver est aussi une pièce sur le théâtre. La scène est dehors et toujours en Hiver.
Le désarroi de notre temps est à l’intérieur de nous-mêmes. Nous récitons le malheur et la répétition sur la peau du monde. L’amour est sans amour, et le dialogue est celui d’une incompréhension autour du vide.
Les acteurs courageux, dans une distance proche, dans ce texte difficile, récité comme un évangile des poubelles, donnent le signe négatif de notre temps. Mais sans leçon, comme une photographie.
L’amour est ailleurs, plus haut, mais tout de même ici bas. Il prend sa racine sur un banc public, comme un lieu commun.
Cette langue nécessiteuse et indigente crée un climat et non une stratégie sans commencement ni fin, où le commencement est une fin, et la fin un commencement.
Le spectateur s’y reconnaît, et en descendant des gradins invite à une définition de l’amour qui est de notre monde tout en n’étant plus de lui. »

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