LA CHAMBRE DE G.H.

La chambre de GH
de Clarisse Lispector
création 2014
Mise en scène : Michel Mathieu
© Visages vagabonds
Durée : 1h20
Distribution
interprète : Carol Larruy
construction : Michel Mathieu et Alberto Burnichon
image et lumière : Basile Robert
A propos du spectacle
Une femme et un cafard enfermés dans une chambre.
Tête à tête amoureux ? Corps à corps gore ?
Ou peut-être, le récit d’une transformation : comment un sentiment de répulsion et d’horreur devient une nouvelle naissance.
A propos de Clarice Lispector :
« Veilleuse du monde. Elle ne sait rien. Elle n’a pas lu les philosophes.
Et cependant on jurerait parfois les entendre murmurer dans ses forêts. Elle découvre tout.
Regard acharné, voix qui peine, écriture qui travaille à désenfouir, déterrer, désoublier quoi ?
Le vivant, les inépuisables mystères de notre « habitation », sur terre. » Hélène Cixous
Une alchimie s’est faite entre le personnage de G.H. et l’actrice qui après avoir absorbé la langue, nous la redonne crachée, volontairement abrupte, d’une façon étrangement minérale.
Objet de théâtre inquiétant.
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Extrait de presse
[Marielle Orcières, pour Le Clou Dans La Planche]
« Un retour sur soi empreint de mysticisme : le « réalisme magique » de la littérature latino-américaine s’approprie et actualise la mythologie biblique. La scène de théâtre devient alors un espace intermédiaire où il est question de vie et de mort, de pulsions, de pouvoirs, de la part primaire qui habite l’Homme – ou plus précisément ici, la femme. Qu’y a-t-il de commun entre une femme et un cafard ?
Le plateau est blanc, bordé de panneaux inclinés, blancs eux aussi, presque translucides. Une scénographie qui instaure une atmosphère à la fois glacée et polie. Un long tissu rouge macule la diagonale. À son bout se tient la troublante présence elfique de Carol Larruy, de pourpre vêtue. Une robe années 90 au tissu fluide, fermée par une ribambelle de menus boutons, surmontée de fines bretelles, ornée de demi-manches en voilage. Pureté, contour lissé du rouge et blanc… Peu de place pour le débordement. Le décor est planté et n’évoluera guère, si ce n’est dans les replis de cette laie rouge qui se répand sur le plateau, enrobe le long monologue de la comédienne. Sanguinolente. »